SNCASO SO-6020/21/26 ESPADON

 

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EPUISE / OUT OF STOCK

 

 

Historique :

A la fin des années 40, l'aéronautique française repartait plus ou moins de zéro après la Guerre. Mais la France voulait faire renaitre son industrie aéronautique pour s'affranchir de sa dépendance des appareils étrangers. C'est ainsi qu'est né un appareil prometteur mais qui n'aura pas de lendemain, le SO-6020 "Espadon".

Dès 1946, l'armée de l'air avait émis une fiche et un cahier des charges pour un avion de chasse à réaction, capable de missions d'interception et d'interdiction, en remplacement de tous les chasseurs à moteurs à pistons, que le réacteur avait détrôné si rapidement.

En 1946, aucun appareil français ni aucun moteur français ne pouvait permettre de répondre à cette fiche si ambitieuse. Un contrat fut attribué à un constructeur de cellule, nationalisé depuis les grandes nationalisations de 1936 : la SNCASO, Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud Ouest (ancêtre de l'Aérospatiale et par filiation, d'EADS). Pour encourager davantage la compétition, un deuxième contrat fut attribué à Dassault aviation. Si Dassault se contenta d'une formule somme toute "classique" de l'Ouragan (ailes droites, large entrée d'air à l'avant avec un réacteur à l'arrière, la SNCASO se lança dans un projet beaucoup plus radical et ambitieux : le SO-6020.

Le 6020 se présentait comme un appareil étroit et haut, doté d'une aile en flèche très fine avec une grande finesse, boulonnée au fuselage. En contrepartie, elle ne comportait aucun réservoir de carburant. Côté propulsion, l'appareil était propulsé par un Rolls Royce "Nene" (comme tout le monde à l'époque !). Le moteur n'était pas alimenté par une entrée d'air à l'avant, mais deux ouïes situées sous le ventre de la bêbête. Le train d'atterrissage était un train tricycle et le train principal était fixé sous les ailes, mais se repliait dans un logement situé à l'intérieur du fuselage.

Equipé d'un "Nene" Mk100 de 2,2 tonnes de poussée, le premier appareil fera son vol inaugural le 12 novembre 1948. Le trouvant prometteur, l'armée de l'air passa commande pour deux autres prototypes dont un appareil dérivé équipé pour le combat aérien, soit au total deux SO-6020, et un SO-6025. L'appareil sera officiellement baptisé "Espadon" à cet occasion.
De nombreuses modifications furent entreprises sur les appareils donnant lieu à un florilège de versions :

Le SO-6020-01 appareil original avant d'être reconstruit en -02
Le SO-6020-02 conçu à partir des éléments du -01, deviendra successivement SO-6021 puis SO-6026
Le SO-6020-03 deviendra SO-6025 après adjonction du moteur fusée SEPR
On constate ainsi qu'il n'y a vraiment eu que deux appareils…pour un total de 5 versions différentes au fil des ans !

Si l'appareil volait très bien en palier, il était largement sous-motorisé en montée, le Dassault "Ouragan" le laissant bien derrière. Tenant compte des leçons, le SO-6020-01 sera démonté et reconstruit, donnant naissance au -02. Il gagnera des entrées d'air latérales et deux réacteurs "Marboré" en bout d'ailes ainsi qu'une dérive augmentée pour plus d'efficacité. D'autres modifications le transformeront en SO-6021 (structure allégée, cockpit réduit et servocommandes Leduc). L'autre appareil, le SO-6025 sera modifié au niveau de la dérive avec un poids réduit de 700kg par rapport au SO-6020, et on lui adjoindra un moteur fusée de la SEPR, fonctionnant à la fluraline (un dérivé du fluor) et à l'acide nitrique, deux produits qu'il fallait garder dans des réservoirs isolés, les deux étant extrêmement toxiques.

Malgré ce gain de puissance pour le décollage, l'Espadon ne pouvait toujours pas rivaliser avec l'Ouragan qui sera retenu par l'armée de l'air, et qui annulera l'Espadon en 1951. Malgré l'arrêt du programme, les trois appareils participeront au centre d'essais en vol à plusieurs essais de siège éjectable ou de systèmes embarqués, ainsi qu’à la mise au point de moteurs comme le Gabizo ou le Marboré, mais l'absence de pièces de rechange rendait la maintenance problématique, et tous les Espadon seront retirés de vol en janvier 1956.

Le dernier prototype (le -03 devenu SO-6025) ne sera pas ferraillé. Devenu inutile et encombrant  l'appareil fut désossé de tout ce qui pouvait servir et subira le sort de nombre de prototypes malheureux : il sera abandonné sur le champ de tir de Suippes, probablement vers 1958.

En 1971, la carcasse du F-WFRG sera récupérée par l'association des Ailes Anciennes Alsace, avant de repartir pour le sud en 1987, en intégrant la collection des Ailes Anciennes Toulouse, où l'appareil se trouve encore  aujourd'hui.

 

LA MAQUETTE

Maquette en résine au 1/72

- Verrière en plastique thermoformé

- Planche de photodécoupe

- Décals en sérigraphie

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Date de dernière mise à jour : 18/10/2017